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L'or est-il en train de disparaître ?

Cela semble aujourd'hui une vieille rengaine, et pourtant, force est de le constater, les ressources naturelles de la planète s'épuisent, et avec elles, l'une des plus précieuses et des plus convoitées : l'or. Les mines voient leurs gisements s'épuiser, les nouveaux filons se font rares, et l'avancée technologique qui permet d'extraire des quantités d'or que l'on imaginaient insuffisantes il y a un demi-siècle ne suffit pas à compenser l'appauvrissement des mines.

Un rythme d'extraction trop élevé

Depuis que les hommes se sont mis à récolter le métal jaune, il y a plusieurs milliers d'années, le rythme d'extraction n'a cessé d'aller croissant, avec une progression très nette à partir du début du 16ème siècle, qui coïncide avec la découverte de l'Amérique, et des nombreux gisements aurifères déjà exploités par les populations indigènes, qui ont été esclavagisées, obligées d'extraire de l'or ou simplement dépouillées de celui-ci.

Si l'on se fie aux estimations (très variables) des scientifiques, entre 300 et 13000 tonnes d'or auraient été extraites entre le moment où l'Homme s'est mis à utiliser l'or, il y a plus de 7000 ans avant notre ère, et 1500 après Jésus-Christ. Certes, ces deux chiffres sont complètement différents, mais à l'échelle de tout l'or déjà extrait par l'homme depuis les origines, ils ont à peu près la même signification : jusqu'au tournant du 16ème siècle et la découverte du Nouveau Monde, jusqu'à l'avènement de l'ère industrielle, on avait un rythme d'extraction tellement lent que les ressources auraient pu suffire pour des milliers d'années encore.

Depuis cinq siècles cependant, tout a changé : la cadence s'est accrue, et il pourrait bien ne plus y avoir d'or. Depuis les 10 dernières années en effet, la croissance de l'extraction aurifère est devenue si élevée qu'une année, avec ces quelque 3000 tonnes d'or sortis du sol, représente à l'échelle de l'humanité plusieurs siècles ou millénaires d'extraction.

Fin d'une ressource : l'or

À ce rythme, combien d'or reste-t-il à extraire du sous-sol mondial ? Peut-on seulement l'évaluer ? Peut-on imaginer que les quantités infimes contenues dans l'eau, dans la terre, et qui nous paraissent aujourd'hui si faibles qu'il n'y a rien à en tirer deviendront un jour exploitable grâce à un progrès technologique ? Pourrons-nous accéder à des gisements sous-marins, auxquels il nous est aujourd'hui impossible de songer ?

Si l'on se fonde sur nos capacités d'extraction actuelles, les conjectures que l'on peut réaliser à ce jour ne donnent que très peu d'avenir au minage de l'or. Compte-tenu des besoins actuels, et notamment ceux de l'industrie électronique, du faible taux de recyclage de l'or utilisé par ce secteur, des bijoux et des pièces de monnaie stockés par les particuliers, enterrés ou perdus, et des immenses réserves fédérales qui dorment à l'abri dans les coffres des banques.

De ce point de vue-là, et à condition que l'on ne se mette pas subitement à trouver des gisements inconnus jusqu'ici, ou à recycler l'or qui disparaît tous les jours dans l'électronique, les ressources devraient s'épuiser autour de 2030, ce qui nous laisse une quinzaine d'années seulement. Certains scientifiques sont légèrement plus optimistes, avec une à deux décennies supplémentaires, d'autres voient l'horizon 2025 comme le bout du chemin.

Les principaux gisements suivent ainsi une courbe qui s'infléchit à vitesse grand V : l'Amérique du Nord extrait de moins en moins d'or, l'Afrique du Sud, longtemps leader, voit sa production diminuer, l'Europe a exploité la plupart de ses mines jusqu'à la dernière pépite, et l'Asie prend la première position mais avec un potentiel minier qui ne lui donne qu'une décennie de règne.

Le seul espoir est donc constitué par une meilleure gestion des ressources dont nous disposons, et la réutilisation de ces dernières. Le recyclage peut parfaitement compenser la disparition des mines d'or s'il est systématique. Car si de nouvelles mines venaient à être implantées sur de nouveaux gisements, seul le délai avant la disparition de la ressource se verrait allongé.